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 l’expérience de disgrâce

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frost
Barbe de maître
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Emploi : je coupe des chose avec un gros couteau je joue avec le feux et je mange et on me paye pour ca en plus
Loisirs : ecrire des poeme sur l'amour et le vent ...non je deconne je joue a la console

MessageSujet: l’expérience de disgrâce   Dim 21 Oct 2018 - 16:12

petit texte qui et un exercice d’écriture qui vise a pointer les defaut du perso lors d'un moment de faiblesse face a lui meme

ps gros remerciement a Mehdi pour les correction et pour le ton plus sigiliens

Scalpel, linge propre, désinfectant, alcool et un récipient stérile pour recueillir la chair. Ma chair ! un ingrédient primordiale pour créer un objet magique, mon projet Saehrimnir et comme pour toute chose importante il faut accepter des sacrifices.

C'est enfermé dans une salle de cours, dans une aile de l’École de Laaz, que je me prépare. Personne a la ronde, je retire mes fringues et installe un miroir afin de mieux voir. Là, je commence.

Le contact du scalpel sur mon flanc me fait frissonner. Je commence à trancher. Le froid de la lame est vite remplacé par la fournaise de douleur qui monte, et gonfle, et me martèle la tête. Je prends une rasade de gnôle. Me concentre. Visualise. Concentré...

— « T'es vraiment con... On en a vus des couillons mais toi t'en fais une synthèse. Tu le sais, ça ? »
un peut comme fait
Je commence à balayer la transpiration qui coule le long de mon front et regarde dans le miroir pour me voir par dessus de mon épaule : un double de moi-même. Oh ! je ne perds pas la tête vu que j'en suis l'invocateur. Un truc qu’un ruchard aguerrie m’avait appris. Quand tu douille cher, comme jamais, il faut que tu parles a quelqu’un, que tu l’invente au besoin. Pour focaliser la douleur ailleurs.

— « Me prend pas pour un bige, pauvre cave, pour obtenir ce qu'on veut faut être prêt à t... »

— « A en payer le prix ? » qu'il me coupe. « Non mais ce que tu peu pas débiter comme daube. T'est fortiche pour te voiler la face. Le soltif c'est que tu fais ça pour te prouver que t'es pas un branque, que monsieur Disgrâce il peut faire mieux que tout le monde. Bref, que t'es le meilleurs. Mais au final tu pisse le rouge, dans une salle vide, avec la douleur et moi comme seule compagnie. T'as mal, hein ?! Peuh, une offrande puérile a un quelconque principe que tu places sur l’autel de ta suffisance. Tiens, regarde même moi, ton double imaginaire, je cause en style pompeux. Avoue que c'est pas glorieux, tu devrais arrêter cette bouffonnerie » .

Je suis presque parvenu à faire le tour mon ventre... plus qu’une douleur sourde... ma main commence à avoir des tremblements... une autre rasade d’alcool... faire passer la douleur... pas trop... éviter d’être rond...

— « C'est quand la dernière fois que t'as morflé autant ? hein ?! Y a eu ce coup où Drandy la vérole et ses copains t'on mis une danse pour te piquer la rapine que tu devais rapporter à la directrice. En parlant de cette vielle bique, c'est pas elle qui t'as coupée le doigt quand tu lui avais tenu tête devant les autres pensionnaires ? Et la balafre sur ta tronche c'est qui qui t'a marquée déjà, rappelle moi ? »

Je commence à détacher le lambeau de mon corps, ça ne pourrait pas être pire, la distraction que m’apporte mon autre moi m’aide à me concentrer, mais pas à me calmer.

— « Cette salope de l’orphelinat voulait me vendre a un bordel. Je voulais pas y aller. Je voulais pas finir comme ça. Je voulais, pour la première fois de ma vie, le contrôle. Et je l'ai pris... dans un sens »

La peau viens, lentement, avec un sinistre bruit de succion. La douleur me fait respirer difficilement. Ma main machinalement se pose sur ma poitrine pour trouver le pendentif en or d’arborée que m'a offert Cyrili. En pensant a elle, malgré le mal de chien, je ne peux m’empêcher de sourire et ça m’aide à continuer.

— « c’est un beau brin de fille, c'est sûr. Avec des idée bizarres. Mais gironde la donzelle. Elle te tient, et bien. Tout comme Shemshka que tu considères comme une amie. Comme une mère, même. Ou tes amis sur qui tu peux compter. Tu le sais, au fond de toi, que tu vas faire tout foirer. Tu le sais. C’est le soucis de tous les orphelins, ça. La peur de l’abandon. Nous on sait comment nos parents t'on abandonné. C'est ce pas tu a vus dans le papier de la vieille à l'Asile : "retrouvée dans une caisse en bois remplit de pierre, posée par terre, près du Caniveau, en attendant la marée pour te noyer". Tu te souviens ? comme tu as pleuré le jour où tu as appris ça. Tu te demandais comment ? ou pourquoi ? tu tes inventé des histoire sur eux. Ha ! le jeux préférée de ce pauvre petit orphelin solitaire... Tu te souviens ? Tu disait que nos parent était des seigneur des plans et qu’il allait te chercher dans peu de temps. Que ton père était un dieux et ta mère sa prêtresse. Et que, bientôt, tu serai un demi-dieux qui vivrait de grandes aventures. Tu disais même que ta mère était La Dame, rien que ça et qu’un jour tu règnerais sur la Cage. La vérité c'est que nos parents, notre daronne surtout, parce que pour ce qui est de notre paternel on n'est pas trop sur qu'il sache que t'existe. Nos parents, je disais, n’en avaient rien à foutre de ta gueule ! Peuh, ils devaient avoir leurs problèmes, comme tout le monde. Tu étais un boulet indésirable. Trop jeune pour être vendu. Alors il se sont débarrassée de toi comme avec des caffards ou une portée de chiots. Tu n’étais a leurs yeux qu’une plaie. Tu n'a jamais été qu'une disgrâce. »

— « Ferme ton putain de râtelier » je m’énerve et le scalpel dérape ce qui me fait hurler de douleur mais je suis a deux doigt de finir.

— « Ferme, ton putain... de râtelier ! » je m’énerve et le scalpel dérape. Je hurle mais je suis a deux doigt de finir.

— « Tu as peur n'est-ce-pas ? La solitude, le doute ? Tout ça fait ressortir ce qui a de pire cher toi : le rat d’égout, le voleur qui joue au surineur, la charogne, ce gosse qui n’a pas hésiter a invoquer un yugholoth pour obtenir ce qu'il voulais. Sans revenir sur ce que sont devenus tes autres copains, ceux qui t'accompagnaient. Tu les appelais aussi mes amis et ils sont mort... Avoue le, tu es une chandelle dans une salle vide, tu brilles entourée d’ombre qui veulent te souffler. Et ces obscurité c'est toi-même. Alors arrête d’avoir les foies de tout perdre, et prend ce que tu veux tant que tu peux. Cesse d'être ce mioche craintif qui ne veut pas qu'on le rejette seul dans les rues. Soit l’homme que tu dois être ! »

Enfin, c'est fait, la chair se détache. Tout s’arrête. Ma tête me lance comme ce n'est pas permis. J'ai mal au bide et tout le long des hanches. Je balance le morceau de viande dans le bol propre et panse ma plaie avec difficulté. Mon double, mon juge et mon accusateur n'est plus là... Seul, dans la pièce. Les trace de mon opération que j’essuie a grande peine et le miroir qui réfléchit l’image d’un garçon fatiguée et meurtrit. Je me rhabille et m’apprête à quitter la salle. Au moment où je quitte la pièce je me dirige vers le miroir que je jette au sol. Une fois le seul témoin de ma vraie nature brisé je referme la porte.




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